Les organisations patronales et sectorielles belges relativement satisfaites du bilan gouvernemental

Leur préférence va vers une poursuite de la coalition fédérale et un statu quo communautaire

Vendredi 8 juin 2018 — Une enquête menée auprès de 25 organisations patronales et sectorielles révèle un niveau de satisfaction relativement élevé à l'égard du bilan des gouvernements fédéral, flamand et wallon. Si cela ne tenait qu’à eux, le gouvernement Michel se verrait confier un second mandat après les élections de 2019 et une nouvelle réforme de l’Etat ne serait pas à l’agenda.

Le gouvernement Michel I reçoit une distinction (7 sur 10) tandis que les gouvernements flamand et wallon obtiennent respectivement 6,7 et 6,5 sur 10. Une large majorité se félicite du changement de coalition en Belgique francophone. Les fédérations patronales et sectorielles sont par contre beaucoup plus critiques à l'égard du gouvernement bruxellois, à qui elles ont attribué une note de 4,9 sur 10.

Interrogés sur une éventuelle poursuite des coalitions actuelles, un quasi consensus (21 sur 25 et 1 seul vote dissident) s’est dégagé quant à la continuation de la coalition suédoise au niveau fédéral et une large majorité plaide pour la poursuite des coalitions flamande (19 sur 25) et wallonne (17 sur 25). Une majorité des répondants a exprimé son souhait de ne pas voir le gouvernement Vervoort reconduit (16 sur 25).

Les employeurs aux urnes : MR sacré roi, un triumvirat se dessine en Flandre

Les organisations patronales et sectorielles insistent sur leur neutralité politique.  Mais imaginez que, comme tous les Belges, elles doivent se rendre aux urnes : à quel parti francophone et flamand iraient leurs voix ? Parmi les organisations qui ont accepté de répondre à cette question, tous les votes vont au MR du côté francophone (13 sur 13). Du côté flamand, la N-VA ressort vainqueur (7 sur 17), suivie de près par l’Open Vld et le CD&V (5 sur 17 chacun).

Satisfaits, mais critiques : le travail n’est pas terminé

La satisfaction relative à l'égard du bilan du gouvernement fédéral est en grande partie dû aux mesures et réformes fiscales qui ont été entreprises. Toutefois, le travail n'est pas terminé : les organisations interrogées demandent des réformes fiscales supplémentaires et restent quelque peu sur leur faim dans d'autres domaines.

Cinq priorités semblent ainsi se dessiner pour la prochaine législature : en plus de réformes fiscales supplémentaires et de la politique économique générale, les représentants du monde de l’entreprise pointent la nécessité de prendre à bras le corps les enjeux de l'énergie et du climat, du marché du travail et de la mobilité.

Pas de réforme de l’Etat, de préférence

Les organisations patronales et sectorielles sont d’avis que le processus de régionalisation en Belgique est arrivé à son terme. 18 répondants sur 25 sont en faveur d’un statu quo communautaire et seulement une organisation préférerait une nouvelle réforme de l’Etat. Toutefois, de nombreux répondants soulignent la mise en œuvre incomplète de la réforme de l'État précédente et la nécessité de portefeuilles de compétences plus homogènes. En outre, la refédéralisation de certaines compétences ne semble plus être un sujet tabou.

Il semble également que la Belgique fédérale est lentement arrivée à maturité : la moitié des répondants ne considère plus l'existence de coalitions asymétriques (des coalitions différentes aux niveaux fédéral et régional) comme problématique, tandis que l'autre moitié se montre encore assez critique vis-à-vis de celles-ci.

A propos de cette enquête

Whyte Corporate Affairs a interrogé des hauts responsables (CEO, présidents ou responsables Affaires Publiques) de 25 organisations patronales et sectorielles belges. Les entretiens se sont déroulés du 8 février au 9 mai 2018. Ont collaboré à cette étude : Agoria, Amcham, APB, AWDC, BECI, Belgian Brewers, Boerenbond, Bouwunie, APEG, COMEOS, Confédération Construction, Essenscia, FEBEG, Febetra, FEB, FEBEV, FEBIAC, Federgon, FEVIA, Pharma.be, Synergrid, Unizo, USS, UWE et VOKA. Une présentation des résultats est disponible sur demande.

A propos de Whyte Corporate Affairs

Whyte Corporate Affairs est une agence de conseil en communication belge et indépendante, créée en 2008. Whyte est spécialisée dans la communication d'entreprise (médias et influenceurs), la communication de crise et la gestion de problématiques sensibles, les affaires publiques, la communication interne et la gestion du changement, ainsi que la communication financière. Elle combine ces domaines d'expertise dans une approche « Corporate Affairs », une vision intégrée de la communication corporate et des affaires publiques. L’agence figure parmi les leaders du marché en Belgique. Elle compte aujourd’hui plus de 25 collaborateurs et possède des bureaux à Bruxelles et Anvers. 

Whyte Corporate Affairs a reçu une série de prix internationaux – elle s’est vue décerner récemment un European Excellence Award en « Public Affairs » en 2017 et un Sabre Award en « Crisis Management » en 2018.

Sandrine Agie Whyte Corporate Affairs